J'achète un appartement ou une maison en 2026 : les bonnes questions à poser sur l'énergie avant de signer

 

J'achète un appartement ou une maison en 2026 : les bonnes questions à poser sur l'énergie avant de signer

Vous avez trouvé le bien. Le quartier vous plaît. L'exposition est bonne. Le prix est dans le budget.

Mais avant de signer quoi que ce soit, il y a une dizaine de questions à poser sur l'énergie que personne ne vous conseille de poser. Pas le courtier. Pas le notaire. Et certainement pas le vendeur.

Ce n'est pas qu'ils sont de mauvaise foi. C'est juste que la performance énergétique d'un bâtiment, en Suisse, est encore trop souvent traitée comme un détail. Alors qu'en 2026, avec les nouvelles lois cantonales qui changent, les tarifs de chauffage qui varient du simple au double selon le système en place, et les subventions qui ne sont plus acquises pour toujours, c'est devenu un critère financier de premier plan.

Voici les questions à poser, dans l'ordre où elles comptent.

 

La première chose à demander : le CECB

Le Certificat Énergétique Cantonal des Bâtiments, c'est l'étiquette-énergie d'un bien immobilier. Sur une échelle de A à G, il classe à la fois l'efficacité de l'enveloppe du bâtiment (isolation, fenêtres, toiture) et l'efficacité énergétique globale, qui intègre le type de chauffage et la production d'énergie renouvelable éventuelle. Depuis 2023, il indique aussi les émissions directes de CO2.

Dans le canton de Vaud, de Fribourg, de Neuchâtel et du Jura, le CECB est obligatoire lors de la vente d'un bâtiment d'habitation et doit être communiqué à l'acheteur au plus tard lors de la conclusion de la vente. C'est une obligation légale. Si le vendeur ne l'a pas, il doit le faire établir avant la signature. Le CECB est valable 10 ans. Un bâtiment disposant déjà d'un CECB peut être vendu sans être à nouveau certifié, durant la durée de validité, et pour autant que l'installation de chauffage et l'enveloppe du bâtiment n'aient pas été modifiées depuis l'établissement du certificat. Pour Genève, le CECB est obligatoire en fonction de l'IDC (indice de chaleur) du bâtiment.

Attention toutefois si vous achetez un appartement en PPE : le CECB à fournir doit être établi pour l'ensemble du bâtiment et non uniquement pour le lot concerné par la vente. Ce n'est pas l'appartement seul qu'on certifie, c'est l'immeuble entier. Et pour l'établir, il faut l'accord de tous les copropriétaires.

Ce que les lettres signifient vraiment :

Une classe A, c'est un bâtiment qui consomme très très peu d'énergie, qui en produit beaucoup et émet très peu de CO2. Une classe G, c'est une passoire thermique. Mais la lecture du CECB ne s'arrête pas à la lettre globale. Il faut regarder les deux étiquettes séparément.

Un bâtiment peut avoir une bonne note d'enveloppe (les murs et la toiture sont bien isolés) mais une mauvaise note globale parce qu'il a une vieille chaudière au mazout. C'est un bâtiment avec un potentiel énergétique bon et un problème de chauffage à régler. La combinaison inverse, une mauvaise enveloppe avec un bon chauffage, est plus compliquée et plus coûteuse à résoudre.

L'efficacité de l'enveloppe du bâtiment est le paramètre le plus important pour évaluer le besoin en chauffage d'un bâtiment. C'est la première chose à regarder.

Vous avez un doute sur le CECB que l'on vous présente ? des textes copiés/collés ? des conclusions qui ne reflètent pas la réalité ?

Vous pouvez très bien faire réaliser à vos frais un nouveau CECB par un autre expert. Et ainsi demander au vendeur des justifications en cas de différences probantes entre les deux documents.

 

Le CECB Plus : la vraie mine d'information

Le CECB standard donne une note. Le CECB Plus, lui, donne un plan de rénovation sur 20 ans, avec des variantes chiffrées, des priorités et une estimation des subventions accessibles. Il propose une liste concrète de mesures à mettre en place, des recommandations pour une rénovation par étapes, jusqu'à cinq scénarios de travaux, une priorisation adaptée à la situation individuelle du propriétaire et un calcul des subventions qui permet de déterminer l'investissement réel.

Si le vendeur dispose d'un CECB Plus récent, c'est une aubaine. Lisez-le en entier avant de signer.

 

La deuxième question : quel chauffage, quel âge ?

C'est là que beaucoup d'acheteurs se font surprendre. Un bien peut paraître bien entretenu, avoir une belle cuisine refaite, des parquets neufs, et embarquer dans la transaction une chaudière de 1998 dont personne ne parle.

Une chaudière au mazout ou au gaz a une durée de vie statistique de 15 à 20 ans, ce qui correspond à leur durée usuelle d'amortissement. Au-delà de ce seuil, le taux de défaillance de ces installations est d'environ 4 à 5 % par an. L'espérance de vie maximale est de l'ordre de 25 ans.

Une chaudière de 1998 a donc 28 ans. Elle peut encore fonctionner. Mais elle peut aussi lâcher cet hiver. Et la remplacer, en 2026, ne signifie plus la même chose qu'avant.

Ce que la loi dit maintenant

Dans le canton de Vaud, suite à l'échec du référendum lancé par l'UDC le 13 mai 2026, la nouvelle loi sur l'énergie est une réalité incontournable. Les chaudières à mazout et au gaz sont interdites pour les nouvelles constructions et lors du remplacement d'un chauffage existant. Pour les installations mises en place avant 2020, le remplacement par une énergie renouvelable est obligatoire d'ici 2042. Pour celles mises en place après 2020, vous avez jusqu'en 2047.

À Genève, c'est encore plus strict : lors de la maintenance ou du dépannage d'une chaudière à gaz ou à mazout de plus de 20 ans, si une pièce principale doit être changée, la chaudière doit être remplacée par un chauffage alimenté par des énergies renouvelables ! 😨

Autrement dit, si vous achetez un bien avec une vieille chaudière fossile dans un canton qui a légiféré sur le sujet, le remplacement n'est plus une option. C'est une question de quand, pas de si.

Combien ça coûte de remplacer ?

Pour une pompe à chaleur air/eau dans une maison individuelle, comptez entre 25 000 et 50 000 CHF tout compris selon la configuration, avant subventions (à Genève ajoutez + 10 à 20%). Sur 20 ans, le chauffage au mazout coûte environ 96 400 CHF, soit 5 000 CHF par année d'exploitation. Une PAC bien dimensionnée coûte nettement moins à l'exploitation, et les subventions actuelles couvrent jusqu'à 20 000 CHF selon le canton, la puissance et le type de PAC.

Si vous tombez sur un bien avec une vieille chaudière, négociez. Ce n'est pas un détail. C'est potentiellement 30 000 à 50 000 CHF de travaux dans les 5 prochaines années.

 

La troisième question : y a-t-il des panneaux solaires ? Et si oui, sous quel modèle ?

Des panneaux solaires sur le toit d'un bien que vous achetez, c'est un actif. Mais encore faut-il savoir ce qu'ils produisent, comment l'énergie est distribuée, et dans quel modèle juridique vous entrez.

En maison individuelle, la question est simple. En appartement ou en PPE, ça se complique.

Les trois modèles possibles en 2026

Il existe trois modèles principaux que la Suisse reconnaît et encadre : la Communauté d'Autoconsommateurs (CA/CA+), le Regroupement dans le cadre de la Consommation Propre (RCP), et la Communauté Électrique Locale (CEL).

La CA/CA+ (Communauté d'Autoconsommateurs) est le modèle le plus simple. L'électricité solaire produite sur le toit est distribuée aux appartements à tarif choisi par la PPE ou le propriétaire, mais chaque occupant reste client de son distributeur d'électricité habituel. C'est le modèle qui demande le moins d'investissement pour le/les propriétaire/copropriétaires.

Le RCP (Regroupement dans le cadre de la Consommation Propre) va plus loin. Le propriétaire ou la PPE devient fournisseur d'électricité pour les occupants de l'immeuble. Le tarif de revente de l'électricité solaire aux habitants est fixé à 80% du tarif standard du gestionnaire de réseau. Avec des tarifs standards entre 25 et 32 ct/kWh, cela permet de revendre l'électricité solaire entre 20 et 28 ct/kWh, un prix nettement supérieur au prix de rachat du surplus (0 à 6 cts). Les coûts de gestion et de facturation sont plus élevés qu'en CA/CA+ et c'est une entreprise tierce qui assure ces services. les compteurs appartiennent à la PPE.

La CEL(Communauté Électrique Locale) est le modèle le plus récent, disponible en Suisse depuis 2026. Dans les CEL, l'électricité s'échange en priorité entre producteurs et consommateurs directement via le réseau public et s'étend à l'échelle communale. Elles offrent une réduction de 20 à 40% sur la composante réseau de la facture d'électricité, autant dire pas grand chose (20 à 40% de 8.66 cts chez Romande Energie par exemple... ! waou la bonne affaire !! ce serait con de passer à côté 🙄🤡 )

Ce que vous devez demander concrètement

Si l'immeuble est en RCP ou en CA : qui gère ? Quels sont les tarifs appliqués aux occupants ? Y a-t-il un contrat de gestion ? Qui est responsable en cas de panne ou d'erreurs de comptage/de facturation ? Ces réponses vous donnent une idée de la qualité de la gestion en place.

Si l'immeuble a des panneaux mais aucun modèle de partage : il y a peut-être une opportunité à saisir, ou un désaccord entre copropriétaires à investiguer.

 

La quatrième question : y a-t-il une infrastructure de recharge pour véhicules électriques ?

De plus en plus de Suisses ont une voiture électrique ou envisagent d'en acquérir une. Le frein principal à l'achat d'un VE reste l'absence de borne à domicile. Et si vous emménagez dans un appartement sans infrastructure de recharge, vous dépendez d'une décision collective, qui peut prendre des mois (au mieux) ou des années (au pire 😱).

La bonne nouvelle en 2026 : le Conseil fédéral vient de présenter un projet de révision législative pour imposer des bornes de recharge dans les bâtiments résidentiels. La mauvaise : le projet n'est pas encore en vigueur. Autrement dit, si l'immeuble dans lequel vous achetez n'en a pas, rien ne garantit que ça changera vite.

Posez la question directement : y a-t-il des bornes de recharge dans le parking ? Sont-elles déjà installées ou seulement pré-câblées ? Qui paie l'électricité, et à quel tarif ? Quel est le prestataire ? Quelles sont les conditions ?

Si le parking est collectif en PPE, tout investissement dans une infrastructure de recharge nécessite une décision d'assemblée. Avec des copropriétaires réticents, ça peut durer.

 

La cinquième question : quelle est la facture énergétique réelle ?

Le CECB donne une estimation théorique. La réalité, c'est les consommations énergétiques des trois dernières années. Demandez-les.

Ce que vous voulez voir : la consommation annuelle en kWh des communs, le coût annuel total (chauffage, eau chaude, électricité commune).

Un immeuble de 1980 non rénové peut vous coûter 3 000 à 5 000 CHF par an en chauffage. Un bâtiment bien isolé avec une PAC peut vous revenir à 800 à 1 200 CHF. La différence se chiffre sur 20 ans à 50 000 CHF ou plus.

 

La sixième question : si c'est une PPE, qu'est-ce qui est prévu dans les prochaines années ?

La PPE est régie par un règlement et administrée par une assemblée de copropriétaires avec un administrateur/trice. Avant d'en faire partie, renseignez-vous sur ce qui se planifie ou se discute.

Y a-t-il un projet de rénovation de la toiture, de remplacement du chauffage, d'installation solaire ? Est-ce que le fonds de rénovation est suffisamment doté ? Un fonds sous-capitalisé, c'est souvent le signe qu'une cotisation exceptionnelle vous attend dans les deux ou trois ans suivant l'achat.

Si un remplacement de chauffage est prévu, regardez quel système est envisagé et combien ça va coûter par lot en calculant avec vos millièmes. Dans un immeuble de 8 appartements qui passe d'une chaudière commune au mazout à une PAC géothermique, chaque copropriétaire peut être appelé à contribuer entre 10 000 et 25 000 CHF selon la configuration et la dotation du fonds de rénovation.

Ce n'est pas une raison de ne pas acheter. C'est une raison de négocier le prix en conséquence, ou d'inclure une clause dans le compromis de vente.

 

En résumé : votre checklist énergie avant de signer

Voici les questions à poser systématiquement, que ce soit une villa ou un appartement en PPE :

Le CECB est-il disponible et en cours de validité ? Quelle est la classe de l'enveloppe et la classe globale ? Le CECB Plus existe-t-il ? Quel est le système de chauffage et quel âge a-t-il ? Y a-t-il une obligation légale de le remplacer dans votre canton ? Y a-t-il des panneaux solaires ? Sous quel modèle (CA, RCP, CEL) ? Y a-t-il une borne de recharge ou une infrastructure pré-câblée dans le parking ? Quelles sont les factures énergétiques réelles des trois dernières années ? En PPE, quels sont les projets énergétiques prévus et quel est l'état du fonds de rénovation ?

Aucune de ces questions n'est anodine. Et aucune réponse ne vous sera présentée spontanément si vous ne posez les questions vous-même.

C'est pour ça que je propose un service de conseil indépendant aux acheteurs immobiliers : analyser le CECB, évaluer le potentiel solaire et le coût de remplacement du chauffage, identifier les travaux prioritaires et les subventions disponibles. Pour acheter en sachant vraiment ce que vous achetez.

 

Vous êtes en train de visiter un bien et vous avez des questions sur sa performance énergétique ? Contactez-moi avant de signer. 📩

 

 

*Article rédigé par Easy-Sun · Juillet 2026*
 


Canicule et énergie : ce que l'été 2026 nous apprend sur notre consommation

🌡️  Canicule et énergie : ce que l'été 2026 nous apprend sur notre consommation

Vous avez survécu à juin 2026. Bravo. Parce que ce n'était pas rien.

Entre le 17 juin et la fin du mois, la Suisse a vécu la canicule la plus longue jamais enregistrée depuis le début des mesures météorologiques, soit plus de 160 ans de données. Treize journées tropicales consécutives à Berne. Des records battus dans 19 stations de mesure simultanément le 27 juin. 39°C à Bâle : record absolu pour un mois de juin. 38,1°C à Neuchâtel. 36,2°C à Zurich. Des nuits où le thermomètre n'est pas descendu sous 28°C à St. Chrischona.

Et MétéoSuisse qui prévient tranquillement que juillet pourrait s'avérer « chaud, voire très chaud ». Merci pour l'info 😒 woo le scoop !

Mais au-delà de l'inconfort, du sommeil perturbé, de la clim ou du ventilo qui tourne à coin, de la souffrance des personnes vulnérables, des enfants qui ne tiennent plus en place, cette canicule a mis en lumière quelque chose de beaucoup plus structurel sur notre rapport à l'énergie. Et les enseignements sont précieux.

 

☢️  Leçon n°1 : quand il fait trop chaud, le nucléaire s'arrête

Voilà une information qui a circulé discrètement pendant que tout le monde regardait le thermomètre *siffle* ...

C'est clair que Rösti ne s'en est absolument pas vanté de cela ! 🤡

Le 26 juin 2026, les deux réacteurs de Beznau, en Argovie, ont été mis à l'arrêt complet. Non pour une panne, mais parce que l'Aar était trop chaude. La loi interdit de rejeter de l'eau de refroidissement dans un cours d'eau dépassant 25°C. L'Aar avait atteint cette limite. Axpo a arrêté les deux réacteurs, en accord avec l'OFEN, la IFSN et Swissgrid.

🔁  Ce n'était pas la première fois : même chose en juillet 2025 et en 2018. Beznau, sans tour de refroidissement contrairement à Gösgen et Leibstadt, est structurellement vulnérable aux canicules.

L'approvisionnement a été maintenu grâce aux importations et aux barrages valaisans, qui profitaient paradoxalement de la fonte glaciaire accélérée (une information à considérer...!). Mais le signal est clair : une partie de notre infrastructure électrique est incompatible avec le climat que nous sommes en train de créer.

 

☀️  Leçon n°2 : la clim, c'est bien. Avec des panneaux solaires, c'est mieux

Pendant la canicule, la consommation de climatisation/ventilation (attention ce sont 2 choses différentes!) a explosé. Logique.

Les jours de grande chaleur sont aussi les jours de production solaire maximale. Un toit équipé de panneaux photovoltaïques produit son pic de puissance exactement aux heures où la clim tourne à fond.

Autrement dit : si vous avez des panneaux solaires et une clim, vous climatisez votre maison avec votre propre électricité. Gratuitement. Ou presque.

Sans panneaux ? Vous achetez de l'électricité au réseau à un moment où la demande est maximale. Les prix spot peuvent bondir en soirée quand tout le monde rentre, ouvre le frigo et allume la clim/le ventilo, mais que le soleil, lui, commence à décliner.

💡  Le solaire est une assurance naturelle contre les pics de consommation estivale. Plus vous autoconsommez, moins vous dépendez d'un réseau sous tension.

 

🔥  Leçon n°3 : un mot sur les pompes à chaleur réversibles

Si votre PAC réversible a tourné plus que d'habitude en ce début d'été, c'est normal.

Au-delà de 32–35°C extérieur, l'évaporateur posé dehors peine à rejeter la chaleur dans un air déjà surchauffé, le compresseur force davantage et la consommation monte. Et la canicule aggrave encore la situation par un effet souvent oublié : l'absence de vent. Les canicules suisses sont causées par un anticyclone bloquant qui immobilise l'air chaud au-dessus du pays. Résultat : l'évaporateur extérieur ne bénéficie d'aucun renouvellement naturel de l'air. Il baigne dans sa propre chaleur rejetée, ce qui réduit encore son efficacité.

⚠️  Rappel important : une PAC air/eau réversible n'est pas une climatisation. Elle abaisse la température intérieure de 4 à 6°C par rapport à l'extérieur : confort doux, sans courant d'air, mais sans le froid intense d'une PAC air/air aussi appelée "climatiseur". Passer de 38°C à 32°C ? C'est son terrain. Viser 20°C par 38°C dehors ? Pas le bon outil.

Le bon choix : couplée à une installation photovoltaïque, une PAC géothermique active le mode géocooling et peut fonctionner en grande partie sur votre production solaire aux heures les plus chaudes tout en gardant votre intérieur frais. C'est exactement la synergie que je conseille depuis des années, et que la canicule de 2026 vient de valider.

 

🪟 Leçon n°3 bis : ce que votre grand-mère savait déjà

Avant de parler PAC, climatisation, batteries et panneaux solaires, il y a des gestes simples que la canicule de juin 2026 a remis au goût du jour. Pas de technologie. Pas d'investissement. Juste du bon sens.

La règle d'or : votre logement est un thermos. L'objectif est de garder la fraîcheur de la nuit et de bloquer la chaleur du jour.

La nuit, quand les températures redescendent sous 24°C, on ouvre tout en grand. Fenêtres, volets, portes intérieures. On crée un courant d'air pour rafraîchir les murs, le sol, les plafonds avec idéalement 2 ventilos dont 1 qui souffle vers dehors. Les murs et les sols emmagasinent la fraîcheur et la restituent dans la journée.

Dès que le soleil se lève et que la température extérieure commence à grimper, on ferme tout. Volets clos (laisser 5-10 cm pour permettre la circulation de l'air), rideaux tirés, fenêtres fermées. Un volet fermé réduit les apports solaires de 70% environ. C'est votre rafraîchisseur gratuit.

On évite de faire fonctionner les appareils qui dégagent de la chaleur aux heures les plus chaudes. Le four, le lave-linge, le sèche-linge, le lave-vaisselle : on les programme le soir, le matin ou la nuit si possible.

On limite les sources lumineuses inutiles. Une ampoule halogène dégage autant de chaleur qu'un petit radiateur. Les LED sont vos amies en été. Et bien sûr on éteint/débranche ce que l'on n'utilise pas (machine à café, chargeurs...).

Et pour les bâtiments bien isolés thermiquement, cette stratégie fonctionne remarquablement bien. Une toiture et des murs bien isolés peuvent maintenir une température intérieure de 4 à 8°C inférieure à l'extérieur sans aucun équipement actif. C'est d'ailleurs l'un des meilleurs arguments pour la rénovation énergétique : un bâtiment performant en hiver est aussi un bâtiment confortable en été.

 

⚡  Leçon n°4 : le réseau suisse a tenu. Pour l'instant.

Swissgrid a géré. L'approvisionnement n'a pas flanché. Pas de black-out.

Mais les marges se réduisent. Beznau à l'arrêt plusieurs jours. Trois réacteurs français stoppés pour les mêmes raisons, réduisant les capacités d'importation. Sécheresse qui menace les débits. Demande en hausse liée à la clim et aux VE.

Le réseau a tenu grâce aux barrages valaisans (26% de remplissage via fonte glaciaire accélérée), aux interconnexions européennes, et, fait notable, à la production solaire record. Le solaire suisse représente désormais 14% du mix électrique annuel.

Et pendant que tout le monde regardait le thermomètre, l'autre grande absente n'a fait aucun bruit. Littéralement. La canicule de juin 2026 était causée par un anticyclone bloquant, ces systèmes de haute pression qui immobilisent l'air chaud et éloignent tout front frais. Conséquence directe : zéro vent. Les éoliennes suisses tournaient au ralenti pendant les jours les plus chauds, précisément quand la demande explosait. Lors de la canicule de 2003, les éoliennes européennes ne produisaient quasiment plus rien. Le même phénomène physique, encore et encore.

🌬️  C'est le paradoxe cruel des canicules anticycloniques : le solaire produit à fond, mais le vent est aux abonnés absents. Ce qui rappelle pourquoi miser sur une seule source d'énergie renouvelable n'est jamais suffisant et pourquoi le mix énergétique + la flexibilité sont les seules réponses cohérentes.

 

🛠️  Leçon n°5 : ce que vous pouvez faire dès maintenant

La canicule de juin 2026 ne sera pas la dernière. Les scénarios climatiques CH2025 de MétéoSuisse sont clairs : les épisodes de chaleur extrême seront nettement plus fréquents et intenses. Ce qui était exceptionnel en 2003 deviendra ordinaire.

La question n'est pas « est-ce que l'été prochain sera chaud ? » Mais « est-ce que votre bâtiment est prêt à y faire face efficacement et économiquement ? »

 

☀️  Panneaux solaires + autoconsommation : produire sa propre électricité aux heures de pointe estivale. Avec la règle des 70% d'injection depuis janvier 2026, la batterie n'est plus optionnelle.

🔥  PAC géothermique : le géocooling consomme 3 à 4 fois moins qu'une clim classique tout en prolongeant la durée de vie des sondes en rechargeant la chaleur du sous-sol. À condition d'avoir les bons émetteurs.

🔋  Batterie de stockage : le surplus solaire de midi vous permet de tenir la fraîcheur le soir, quand le réseau est le plus chargé.

🚗  V2H (Vehicle-to-Home) : la batterie de votre VE compatible peut alimenter votre maison les soirs de grande chaleur. Disponible en Suisse depuis 2026.

🏠  Isolation thermique : une maison bien isolée peut réduire la température intérieure de 4 à 10°C. Le meilleur rafraîchisseur naturel qui soit.

 

📋  En résumé

La canicule de juin 2026 a été un révélateur brutal. Le nucléaire s'arrête quand les rivières sont trop chaudes. Les éoliennes s'arrêtent quand l'anticyclone tue le vent. La demande explose quand tout le monde climatise en même temps. Et le réseau tient (pour l'instant) grâce en partie au solaire distribué sur des milliers de toits.

L'été 2026 n'est pas une anomalie. C'est un avant-goût.

La bonne nouvelle : les solutions existent, elles sont disponibles en Suisse, et partiellement financées par des subventions cantonales et fédérales.

Si vous voulez qu'on regarde ensemble ce que votre bâtiment pourrait faire de mieux pour les prochains étés, c'est exactement les réponses et conseils que je pourrais vous apporter.

 

📚  Sources : MétéoSuisse (blog officiel, juin 2026) · RTS 19h30 (23, 25, 27 juin 2026) · 20 minutes (24-26 juin 2026) · Le Temps (27-29 juin 2026) · Axpo communiqué (26 juin 2026) · Watson.ch · Swissolar baromètre 2025 · OFEN · Scénarios climatiques CH2025


Nouvelle loi vaudoise sur l'énergie : ce qui change pour vous dès 2027 🌞

Nouvelle loi vaudoise sur l'énergie : ce qui change pour vous dès 2027 🌞

 

Vous en avez peut-être entendu parler autour de vous, ou aperçu quelques titres dans la presse : le canton de Vaud vient de se doter d'une toute nouvelle loi sur l'énergie (LVLEne). Adoptée le 3 février 2026 par le Grand Conseil, elle devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2027.

Et comme c'est exactement le genre de sujet qui nous tient à cœur ici (et qui concerne directement votre maison, votre chauffage et votre installation solaire 😉), j'ai décortiqué le texte pour vous. Voici ce que ça change concrètement pour les propriétaires vaudois.

Pourquoi cette nouvelle loi ?

Le canton de Vaud importe aujourd'hui plus de 80% de son énergie de l'étranger. Pétrole, gaz, électricité… autant de dépendances qui coûtent cher, à nos portefeuilles et à notre planète. L'objectif de la loi est clair : accélérer la transition énergétique, développer les renouvelables locaux (solaire, géothermie, hydraulique, éolien) et atteindre la neutralité carbone au plus tard en 2050, avec une étape intermédiaire de -60% d'émissions de CO₂ d'ici 2030.

Bref, on ne fait pas que parler. On légifère. Et comme toujours, ça impacte les propriétaires en premier.

Ce qui change pour vous : les points clés

🔥 Fin des chauffages fossiles, mais pas du jour au lendemain

C'est probablement la mesure la plus attendue (et la plus discutée) de cette loi. Les chaudières à mazout et au gaz, c'est fini… mais progressivement, et uniquement en fin de vie de l'installation :

  • Nouvelles constructions : les chauffages fossiles sont interdits dès l'entrée en vigueur de la loi (janvier 2027).
  • Remplacement d'une installation existante à partir du 1er janvier 2027 : vous ne pouvez plus remettre du gaz ou du mazout neuf. Il faut passer directement à une solution renouvelable (PAC, bois, CAD, solaire thermique). Un dépannage ou remplacement effectué avant cette date reste possible sous l'ancien cadre.
  • Installations existantes non touchées, mises en place avant 2020 : remplacement par une énergie renouvelable obligatoire d'ici 2042.
  • Installations existantes non touchées, mises en place après 2020 : vous avez jusqu'à 2047.

Les alternatives reconnues par la loi : pompe à chaleur, chauffage à bois, raccordement à un réseau de chaleur à distance, solaire thermique.

Bonne nouvelle : une disposition qui aurait imposé le remplacement dans les 5 ans suivant un achat immobilier a été supprimée lors des débats. Vous n'avez donc pas d'obligation de remplacement immédiate si vous achetez une maison avec un vieux mazout.

⚡ Chauffages électriques directs : un cas particulier à connaître

Vous avez une chaudière électrique alimentant une distribution hydraulique (plancher chauffant, radiateurs) ? Elle est dans le viseur d'un décret déjà en vigueur depuis le 1er janvier 2025. Le délai de remplacement est fixé au 1er janvier 2033. Une pompe à chaleur haute température est souvent la solution la plus adaptée pour conserver la distribution existante.

Des dérogations existent si votre bâtiment présente déjà une enveloppe thermique performante (classe A, B ou C au CECB), ou si une part de la consommation est compensée par une production renouvelable sur site.

☀️ Panneaux solaires obligatoires sur les nouvelles constructions

Les installations photovoltaïques deviennent obligatoires dans deux situations :

  • Lors de la construction d'un nouveau bâtiment
  • Lors d'une rénovation importante de la toiture

L'objectif est de favoriser l'autoconsommation énergétique directement sur le bâtiment. À noter : l'obligation de couvrir toutes les toitures existantes d'ici 2039, qui figurait dans une version antérieure du projet, a été abandonnée lors des débats parlementaires.

Si vous construisez ou rénovez votre toiture, intégrez le solaire dès la conception : c'est le bon moment, et souvent le moins cher pour le faire.

🏚️ Les "passoires énergétiques" : qui est vraiment concerné ?

C'est ici que les choses méritent d'être bien comprises et que beaucoup d'articles font l'amalgame. Il faut distinguer deux notions :

La SRE, qu'est-ce que c'est ? La Surface de Référence Énergétique (SRE) est la somme de toutes les surfaces de plancher chauffées ou climatisées d'un bâtiment (selon la norme SIA). Ce n'est pas la surface totale du bâtiment, les garages, caves non chauffées et locaux techniques sont exclus.

Qui est concerné par l'obligation d'assainissement ?

Uniquement les bâtiments classés F ou G au CECB (les "passoires énergétiques") dont la SRE dépasse 750 m² ce qui correspond généralement à des immeubles de logements ou des bâtiments commerciaux construits avant 1986 et jamais rénovés.

Les échéances selon la loi adoptée :

  • Bâtiment classé G (> 750 m² SRE) : assainissement pour atteindre au moins la classe D d'ici 2037
  • Bâtiment classé F (> 750 m² SRE) : assainissement pour atteindre au moins la classe D d'ici 2042

Si votre bâtiment est en F ou G mais fait moins de 750 m² de SRE (une villa, une petite maison de rendement) : pas d'obligation d'assainissement de l'enveloppe prévue par cette loi. C'est une exemption importante qui a été introduite lors des débats parlementaires pour protéger les petits propriétaires.

Des dérogations sont également prévues pour les bâtiments à faible consommation réelle, les contraintes techniques ou patrimoniales, ou les propriétaires sans moyens financiers suffisants.

📋 Le CECB obligatoire : à la vente ET pour les bâtiments anciens

Deux situations déclenchent désormais l'obligation d'un CECB (Certificat Énergétique Cantonal des Bâtiments), aux frais du propriétaire :

  1. Lors de la vente d'un bâtiment d'habitation
  2. Lors du remplacement d'un chauffage par une nouvelle installation fossile (mazout ou gaz)

De plus, les bâtiments construits avant 1986 et jamais assainis devront faire établir un CECB dans les cinq ans suivant l'entrée en vigueur de la loi (soit d'ici environ 2032). Le certificat ne crée pas d'obligation automatique de travaux, mais donne une image claire de la situation énergétique du bâtiment.

🚗 Bornes de recharge dans les nouveaux bâtiments et parkings

Les nouvelles constructions résidentielles et les parkings devront être pré-équipés pour accueillir des bornes de recharge pour véhicules électriques. Les exigences exactes (pourcentage de places, délais) ont été assouplies lors des débats par rapport au projet initial, le règlement d'application, attendu fin 2026, précisera les détails.

📊 Suivi de l'IDC renforcé

Pour les bâtiments de plus de 5 unités de chauffage, le suivi de l'Indice de Dépense de Chaleur (IDC) devient plus rigoureux. En cas de dépassement répété des seuils fixés par affectation du bâtiment, le propriétaire devra entreprendre des mesures d'optimisation. Un argument de plus pour ne pas attendre et engager la réflexion maintenant.

Et les subventions dans tout ça ?

La bonne nouvelle, c'est que la loi s'accompagne d'un paquet financier conséquent : plus de 800 millions de francs sur la période 2027–2032, soit plus de 100 millions par an en moyenne. Il y a de l'argent pour vous aider à :

  • Remplacer votre chauffage fossile
  • Isoler votre bâtiment
  • Installer des panneaux solaires
  • Et bien plus encore

Une subvention spécifique est même prévue pour les propriétaires bailleurs qui s'engagent à ne pas répercuter les coûts de rénovation sur les loyers.

⚠️ Rappel crucial : la demande de subvention doit toujours être déposée avant le début des travaux. Pas après. Toujours avant. C'est la règle qui fait rater le coche à beaucoup de propriétaires: ne faites pas cette erreur !

Ce que ça signifie concrètement selon votre situation

Votre situation Ce que ça change Échéance
Vous construisez Pas de fossile, solaire sur toiture obligatoire Dès 2027
Chauffage mazout/gaz installé avant 2020 Remplacement par renouvelable en fin de vie D'ici 2042
Chauffage mazout/gaz installé après 2020 Remplacement par renouvelable en fin de vie D'ici 2047
Chaudière électrique directe (hydraulique) Remplacement obligatoire Avant 2033
Bâtiment G > 750 m² SRE Assainissement jusqu'à classe D minimum D'ici 2037
Bâtiment F > 750 m² SRE Assainissement jusqu'à classe D minimum D'ici 2042
Bâtiment F ou G < 750 m² SRE Pas d'obligation d'assainissement de l'enveloppe
Bâtiment construit avant 1986, jamais rénové CECB à établir D'ici ~2032
Vente d'un bien CECB obligatoire, aux frais du vendeur Dès 2027

Mon avis

Ce qui me frappe dans cette loi, c'est qu'elle donne enfin de la visibilité sur le long terme. Les délais sont là, clairs, avec des dates. Pour un propriétaire, c'est une invitation à planifier et à ne pas attendre le dernier moment pour agir, quand les artisans seront débordés et les subventions peut-être épuisées.

Le solaire devient clairement un standard, pas une option. Et les pompes à chaleur vont continuer leur montée en puissance pour remplacer les fossiles. C'est exactement la direction que je défends depuis le début chez Easy-Sun. 🌱

Besoin de faire le point sur votre situation ? N'hésitez pas à me contacter, c'est exactement pour ça que je suis là.

 


Sources : État de Vaud — FAQ officielle LVLEne (vd.ch/djes/faq-loi-energie-2026), page de présentation (vd.ch/djes/nouvelle-loi-sur-lenergie), RTS Info, Association des Communes Vaudoises (ADCV)

Article rédigé en mai 2026 — les informations sont basées sur la loi définitivement adoptée le 3 février 2026 par le Grand Conseil vaudois (99 voix pour, 31 contre, 13 abstentions). Le règlement d'application doit être adopté par le Conseil d'État durant le deuxième semestre 2026 et entrera en vigueur simultanément.


Recharge V2H et V2G en Suisse : où en est-on en 2026 ? Quelles sont les perspectives de développement ?

Recharge V2H et V2G en Suisse : où en est-on en 2026 ? Quelles sont les perspectives de développement ?

 

J'en avais déjà parlé dans un précédent article, je fais un point complet sur l'état de la technologie en Suisse, les modèles de véhicules compatibles, le cadre légal qui vient de changer, et les perspectives concrètes pour les prochaines années.

Imaginez que votre voiture électrique, garée dans votre garage, alimente silencieusement votre maison avec l'électricité que vos panneaux solaires ont produite pendant la journée. Le soir venu, vous cuisinez, vous éclairez votre salon et vous chauffez votre eau chaude… sans puiser un seul watt dans le réseau public. C'est la promesse de la recharge bidirectionnelle, et elle n'a jamais été aussi proche de la réalité qu'en 2026.

 

Rappel : V2H, V2G, V2L, V2X, c'est quoi exactement ?

Contrairement à une recharge classique où l'électricité circule uniquement du réseau vers votre voiture, la recharge bidirectionnelle permet à l'énergie de circuler dans les deux sens. Votre véhicule électrique devient une véritable batterie mobile, capable de restituer son énergie stockée selon différents modes :

  • V2H (Vehicle-to-Home) : la batterie de votre voiture alimente directement votre maison. C'est le cas d'usage le plus concret pour les particuliers, notamment en combinaison avec une installation solaire. Vous stockez l'excédent solaire de la journée dans votre voiture, puis vous le consommez le soir.
  • V2G (Vehicle-to-Grid) : votre véhicule réinjecte de l'électricité dans le réseau public lorsqu'il est stationné. En échange, vous pouvez percevoir une rémunération ou bénéficier d'une réduction sur votre facture d'électricité.
  • V2L (Vehicle-to-Load) : votre voiture fonctionne comme une énorme prise de courant portable : idéal pour alimenter des outils sur un chantier ou des appareils lors d'un camping. C'est le mode le plus simple et déjà disponible sur de nombreux modèles (l'adaptateur V2L est désormais disponible sur certaines bornes Zaptec publiques pour la recharge de vélos électriques) 😜
  • V2B (Vehicle-to-Building) : variante du V2H à plus grande échelle, pour alimenter un bâtiment entier ou une flotte d'entreprise.

Le terme générique V2X (Vehicle-to-Everything) désigne l'ensemble de ces technologies.

 

 

Ce qu'il faut pour que ça fonctionne ⚡🔌

Pour bénéficier de la recharge bidirectionnelle chez vous, trois éléments doivent être réunis simultanément :

  1. Un véhicule compatible : tous les véhicules électriques ne le sont pas. La compatibilité varie selon les modèles et les marchés.
  2. Une wallbox bidirectionnelle : une borne de recharge classique ne suffit pas. Il faut une borne spécifiquement conçue pour gérer les flux d'énergie sortants, équipée d'un onduleur bidirectionnel.
  3. Un système de gestion de l'énergie : une application ou un système domotique qui définit les règles de décharge (par exemple : ne jamais descendre en dessous de 30 % de charge pour garantir votre mobilité quotidienne).
  4. (bonus) Et bien sûr une production d'électricité suffisante 🙄😅

Si l'un de ces maillons manque, le système reste inopérant. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles la technologie tarde à se démocratiser.

La Suisse et le V2X : le bilan du grand test pilote

La Suisse n'est pas en retard sur ce sujet, mais on prend notre temps (aussi vite que possible mais aussi lentement que nécessaire)...

Entre l'automne 2022 et le printemps 2024, le projet « V2X Suisse », mené par l'entreprise de car-sharing Mobility avec le soutien de l'Office fédéral de l'énergie (OFEN) a constitué le test grandeur nature le plus ambitieux jamais réalisé en Suisse, et l'un des plus importants d'Europe.

Le principe : 50 voitures électriques bidirectionnelles (des Honda e) réparties sur 40 emplacements Mobility à travers la Suisse, intégrées à l'exploitation normale du car-sharing.

Les résultats techniques sont probants. Le projet a démontré que les véhicules étaient capables de répondre aux exigences de Swissgrid, l'exploitante nationale du réseau, en réinjectant de l'électricité en quelques secondes sur simple signal de l'opérateur.

En termes de potentiel, les chiffres donnent le vertige. Une centaine de milliers de véhicules électriques équipés du V2G pourraient, en théorie, injecter dans le réseau une puissance équivalente à celle de la centrale nucléaire de Leibstadt.

Mais la rentabilité économique n'est pas encore au rendez-vous. La rentabilité insuffisante du projet a conduit à l'arrêt de la recharge bidirectionnelle à la fin du projet pilote. Et le responsable du projet chez Mobility, Marco Piffaretti, le reconnaît : l'offre de voitures à recharge bidirectionnelle s'est développée moins vite qu'espéré.

La conclusion du projet reste malgré tout optimiste : l'ère des voitures électriques bidirectionnelles est imminente, mais il faudra encore quelques années pour que la technologie soit largement utilisée.

 

 

 

Le cadre légal qui change tout : la loi sur l'électricité

C'est ici que 2024-2026 marque un tournant décisif pour la Suisse. Le 9 juin 2024, le peuple suisse a accepté la loi fédérale relative à un approvisionnement en électricité sûr reposant sur des énergies renouvelables, avec 68,7% de oui.

Cette loi change concrètement les règles du jeu pour le V2G. Jusqu'ici, l'un des obstacles majeurs était que la réinjection d'électricité dans le réseau entraînait des doubles frais de réseau ce qui rendait le V2G financièrement peu attractif. La loi sur l'électricité permettra de rembourser ces frais de réseau doubles, et pose les bases d'un marché de la flexibilité pour les gestionnaires de réseau de distribution locaux.

La mise en vigueur est progressive : le premier volet est entré en vigueur le 1er janvier 2025, et le deuxième volet, qui comprend notamment les obligations de reprise et de rétribution pour l'électricité réinjectée dans le réseau, est entré en vigueur le 1er janvier 2026 (le savais-tu ?)

Par ailleurs, la loi prévoit explicitement la participation des citoyens via des communautés électriques locales et des possibilités de charge bidirectionnelle, ainsi que l'intégration d'accumulateurs décentralisés et la tarification dynamique.

Concrètement, dès 2026, les propriétaires de véhicules compatibles ont une base légale claire pour réinjecter leur électricité et être rémunérés pour ce service au réseau.

Mais personne n'en parle... pourquoi ?

 

Quels véhicules sont compatibles en 2026 ?

La liste s'est considérablement allongée ces deux dernières années.

Voici les principaux modèles compatibles avec l'une ou plusieurs des technologies bidirectionnelles, selon les données disponibles début 2025 :

Marque Modèle(s) Mode(s)
Hyundai Ioniq 5, Ioniq 6, Kona 65 kWh V2L, V2H
Kia EV6, EV9, Niro EV V2L, V2H
Volkswagen ID.3, ID.4, ID.5, ID.7, ID.Buzz V2H
Skoda Enyaq 77 kWh V2H
Audi Q4 e-tron V2H
Cupra Born (dès 2024), Tavascan V2H
Renault R5 E-Tech V2G (offre dédiée)
Nissan Leaf, e-NV200, Ariya V2G (pionnière depuis 2014)
MG MG4, MG5, Marvel R V2L, V2H
Genesis GV60, GV70, G80 V2L, V2H
Peugeot e-3008, e-5008 V2L
Mitsubishi Outlander, Eclipse Cross V2H
Polestar 3 V2H

Et une grande nouveauté pour la Suisse : Mercedes-Benz introduira la recharge bidirectionnelle à domicile pour ses nouveaux modèles GLC électrique et CLA en 2026, avec une arrivée prévue sur le marché suisse dès le deuxième semestre 2026 via une mise à jour Over-the-Air, dans le cadre du système intégré MB.CHARGE Home.

💡 À noter : la compatibilité exacte avec le V2G, V2H ou V2L varie selon les modèles et les marchés. Vérifiez toujours avec votre concessionnaire avant tout achat si vous souhaitez exploiter cette fonctionnalité en Suisse.

 

Combien ça coûte cette histoire ?

Le prix est le frein principal à la démocratisation.

La technologie existe, les véhicules arrivent. Mais le coût reste aujourd'hui l'obstacle numéro un. Une borne de recharge bidirectionnelle de type V2H de 10 kW coûte actuellement dans les 18 000 francs suisses. C'est nettement plus qu'une wallbox classique (entre 1 500 et 3 000 CHF).

Cela dit, le retour sur investissement peut être significatif. La directrice de sun2wheel, Karin Schäfer, pionnière dans l'installation de bornes de recharge bidirectionnelles, explique avoir amorti son installation en 7,5 ans, avec des économies d'environ 4 500 francs par an sur une consommation annuelle de 16 000 kWh.

Pour un ménage standard avec une installation photovoltaïque, le V2H présente un attrait particulier : votre voiture remplace (en partie) une batterie fixe à domicile, qui elle aussi représente un investissement important. La synergie solaire + V2H peut donc s'avérer très intéressante sur le plan économique.

V2H vs V2G : quel cas d'usage est fait pour vous en 2026 ?

Le V2H : le choix pragmatique pour les particuliers

C'est aujourd'hui le scénario le plus accessible et le plus rentable pour un propriétaire particulier équipé de panneaux solaires. L'excès de courant solaire est stocké dans la voiture électrique et utilisé la nuit, notamment pour le chauffage et l'eau chaude. Votre voiture complète ou remplace une batterie de stockage fixe.

Le V2H fonctionne également dans le cadre d'un Regroupement dans le cadre de la Consommation Propre (RCP), ce qui le rend pertinent pour les copropriétés ou les petits immeubles équipés de panneaux solaires.

Mais attention : encore faut-il que le véhicule soit branché @home en journée... 😅 Et il faut paramétrer correctement le maximum de décharge pour éviter de se retrouver à sec le matin surtout si des trajets importants sont prévus.

Le V2G : prometteur mais encore en construction

Le V2G, qui implique de réinjecter l'électricité dans le réseau public, nécessite une coordination entre votre véhicule, votre opérateur de réseau et un agrégateur. Les défis restent importants : les différences entre les batteries, les réseaux de bord et les chargeurs des différentes marques compliquent la coordination, et les réseaux de distribution ne sont pas encore tous des Smart Grids capables de gérer ces flux intelligemment.

La nouvelle loi sur l'électricité améliore toutefois considérablement les conditions-cadres. Et des acteurs comme Renault, via sa marque Mobilize, proposent déjà des offres V2G avec rémunération du propriétaire en Allemagne et en France, la Suisse devrait suivre.

Les perspectives pour 2026–2030

Les signaux convergent vers une accélération forte dans les prochaines années :

Du côté des constructeurs automobiles, la liste des véhicules compatibles s'allonge chaque année. Volkswagen, Kia, Hyundai, Mercedes, Renault, les grands constructeurs ont tous intégré le V2X dans leur feuille de route. Les constructeurs chinois (BYD, Nio) proposent également des modèles compatibles, avec des prix d'entrée inférieurs (et BYD commence à être vendu en Suisse!) 🥳

Du côté du réseau, la nouvelle loi suisse sur l'électricité crée enfin les bases d'un marché de la flexibilité rémunérateur. Les gestionnaires de réseau de distribution auront progressivement les outils pour valoriser l'énergie stockée dans les batteries de leurs clients.

Du côté des coûts, les wallboxes bidirectionnelles devraient suivre la même courbe que les panneaux solaires et les batteries lithium : une baisse continue liée à l'industrialisation et à l'augmentation des volumes.

À Y-PARC à Yverdon, un projet pilote explore déjà les synergies entre production photovoltaïque et V2G dans un contexte professionnel, preuve que la Suisse romande prend le sujet au sérieux.

Focus produit : la borne Sigenergy SigenStor EV DC 25 kW — une référence à connaître

Vous le savez, j'aime bien tester des trucs. Je vais agrandir une installation photovoltaïque et la passer en 100% Sigenergy (onduleur hybride, batterie et borne de recharge). Un article spécifique sera réalisé sur cette installation 😉

Qui est Sigenergy ? C'est une entreprise chinoise fondée en 2022 par Tony Xu, un ancien dirigeant de Huawei et expert en intelligence artificielle. En à peine quatre ans, elle s'est imposée comme un acteur incontournable dans le domaine de l'énergie solaire et du stockage résidentiel, avec une solution originale : le premier système 5-en-1 intégrant onduleur solaire, batterie de stockage, gestion d'énergie, recharge VE et V2X dans un seul appareil modulaire.

La borne peut être unidirectionnelle ou bidirectionnelle. Dans le projet que je vais réaliser un écueil technique nous empêche d'installer une borne bidirectionnelle : le connecteur CCS2 est beaucoup trop gros pour passer dans un gainage technique ! 😬🤯 Donc tout ceux qui ne peuvent pas poser l'ensemble Sigenergy dans leur garage vont avoir le même souci.... J'espère que l'entreprise prévoira à terme une solution de déconnexion du câble pour relier locaux techniques à place de parking extérieure. Car c'est un peu mal foutu... !

 

 

Les caractéristiques techniques de la borne bidirectionnelle :

  • 25 kW bidirectionnels en courant continu (DC), aussi bien en charge qu'en décharge
  • Plage de tension 150 V à 1 000 V, compatible avec les architectures 400 V et 800 V des véhicules modernes
  • Connecteur CCS2 (standard européen), avec câble disponible en 5 m, 7,5 m ou 10 m
  • Protection IP66, utilisable en intérieur comme en extérieur, sans entretien régulier
  • Architecture DC couplée : la voiture se charge directement depuis les panneaux solaires sans double conversion, ce qui maximise l'efficacité énergétique
  • Application mySigen pour piloter la charge à distance, avec mises à jour OTA

En pratique, avec 25 kW, la borne peut recharger un véhicule de 75 kWh de 10 % à 90 % en environ 2h30, bien au-delà d'une wallbox AC classique.

 

Ce qui la distingue vraiment, c'est son intégration native dans l'écosystème SigenStor. La borne ne fonctionne pas de manière isolée : elle communique en temps réel avec l'onduleur solaire, la batterie de stockage fixe et le réseau pour décider intelligemment quelle source d'énergie utiliser (solaire en priorité, puis batterie, puis réseau) et dans quel sens faire circuler l'énergie. C'est exactement le type de gestion intelligente dont a besoin un système V2H performant.

💡 Bon à savoir : la fonctionnalité V2X complète dépend de la compatibilité de votre véhicule. Sigenergy publie régulièrement des mises à jour de compatibilité sur son site, et l'activation peut se faire via OTA une fois les normes officielles disponibles pour votre modèle.

Disponibilité en Suisse : depuis juin 2024, Sigenergy a officialisé des partenariats avec deux grossistes suisses spécialisés. Les produits sont stockés en Suisse avec documentation et support technique disponibles en français et en allemand.

Ma conclusion : une technologie à surveiller de très près

Le V2H et le V2G ne sont plus de la science-fiction. La technologie est fonctionnelle, les véhicules compatibles arrivent en masse, et le cadre légal suisse vient enfin de s'adapter pour rendre le V2G économiquement viable.

2026 marque un vrai tournant : c'est l'année où les premiers systèmes V2H complets (voiture + wallbox + gestion solaire) deviennent accessibles au grand public en Suisse, à des prix encore élevés mais qui vont baisser.

 

Mon conseil pratique : si vous envisagez de changer de véhicule électrique dans les prochains 12 à 24 mois, intégrez la compatibilité V2H/V2G dans vos critères de choix. Et si vous planifiez une installation solaire ou une batterie de stockage, discutez avec moi de l'opportunité d'intégrer d'emblée une wallbox bidirectionnelle dans votre projet. L'investissement supplémentaire peut rapidement se justifier 😜☀⚡🔌

 

Vous avez des questions sur l'intégration du V2H avec votre installation photovoltaïque ? Contactez moi à l'aide du formulaire ci-dessous, je serais ravie de vous conseiller pour trouver les solutions les plus adaptées à votre situation.

Sources : SuisseEnergie, Romande Energie, Mobility Switzerland, Office fédéral de l'énergie (OFEN), Association des électriciens suisses (AES), AutoScout24, Mercedes-Benz Suisse.


Photovoltaïque en Suisse : pourquoi revendre son électricité ne vaut (presque) plus rien en 2026

Photovoltaïque en Suisse : pourquoi revendre son électricité ne vaut (presque) plus rien en 2026

⚡ Une réalité qui dérange (et que personne n’explique vraiment)

Pendant des années, on vous a vendu un truc simple :

👉 “Installez des panneaux solaires, revendez le surplus, et votre installation se rembourse toute seule.”

Sur le papier, c’était vrai.

Mais en 2026… ce modèle est clairement en train de s’effondrer.

Aujourd’hui, beaucoup de propriétaires tombent de haut :

➡️ leur électricité est rachetée à des prix de plus en plus bas
➡️ et surtout… leur rentabilité ne dépend plus de ce qu’ils produisent, mais de ce qu’ils arrivent à autoconsommer eux-mêmes.

Et ça, personne ne l’avait vraiment expliqué comme ça.

⚖️ La loi du 9 juin 2024 : le moment où tout a basculé

Le 9 juin 2024, la Suisse a voté OUI (à près de 69%) à la nouvelle loi sur l’électricité.

Sur le principe, difficile d’être contre :

  • produire plus localement
  • développer le solaire
  • sécuriser l’approvisionnement

👉 Sur le fond, c’est cohérent.

Mais sur la manière dont ça a été mis en place… c’est une autre histoire.

Personnellement, j’ai voté NON.
Pas parce que j’étais contre le solaire (bien au contraire !) mais parce que la mise en œuvre me paraissait complètement à côté de la réalité du terrain.

Et à l’époque, j'ai reçu nombre de critiques, voire d'attaques de confrères... car j'avais lu entre les lignes et ce dont j'avais peur eh bien...

On est en plein dedans.

🔄 Ce qui a changé (et que peu de gens ont vraiment compris)

Le prix de rachat n’est plus “décidé” pour une année… il subit le marché.

Avant, chaque distributeur faisait un peu sa sauce.

Aujourd’hui, les tarifs sont liés au marché de l’électricité.

Et le problème est simple :

☀️ quand il y a beaucoup de production solaire…
🥊 les prix s’écrasent.

Donc plus on produit… moins ça vaut. Oui, c’est absurde. Mais c’est la réalité.

Un prix minimum… qui ne sauve pas grand-chose 🙃

Sur le papier, la loi protège les petits producteurs avec un prix minimum.

Ça rassure. Ouf. On va pouvoir dormir tranquille.

Puis tu regardes les chiffres… et là tu comprends.

Prenons un cas concret avec Romande Energie :

  • jusqu’à 30 kW → environ 6 ct/kWh
  • entre 30 et 150 kW → formule dégressive
    → 50 kW = 3.6 ct/kWh
    → 150 kW = 1.2 ct/kWh 😅

Et au-delà ?
👉 plus de garantie ! ça peut être 0 ct...

 

Maintenant mets ça en face de la réalité :

  • tu ACHÈTES ton électricité ~29 ct/kWh
  • tu la REVENDS entre ~1.2 et 6 ct/kWh

Donc chaque kWh injecté est un kWh “bradé” qui sera revendu par le GRD à 29 ct le soir... soit un prix multiplié par 4,8... 😅😆

Et pire, si tu as gagné le jackpot avec une installation de 150 kW, ton kWh injecté est repris (avec mépris) à 1,2 ct pour être lui aussi revendu à 29 ct le soir ! (prix multiplié par 24,1... sacrée marge, on croirait du drop shipping d'influvoleurs) 🤪

On pousse clairement à consommer sur place

Et ça, ce n’est pas un hasard.

La loi encourage fortement :

  • l’autoconsommation
  • les regroupements (RCP, CA+, RCPv)
  • les CEL

Pourquoi ?

Parce que le réseau n’arrive plus à absorber toute la production.

Donc on change les règles :

👉 produisez… mais débrouillez-vous pour consommer, nous on reprend, mais pas cher.

Le petit détail qu’on oublie de vous dire 🐺

Ces nouveaux modèles (CEL), vendus comme révolutionnaires… ne sont pas gratuits.

Dans les faits :

  • tu économises surtout sur une partie du réseau (pas sur toute l’énergie) et au maximum 40%
  • tu dois payer la gestion, le comptage, la facturation

donc une partie des gains disparaît en frais.

Et ce n’est pas tout.

Certains gestionnaires de réseau imposent :
👉 un bridage des onduleurs à 70%

En clair :
tu pourrais produire plus… mais on te limite car il na faudrait pas surcharger le réseau !

Et ça, la plupart des propriétaires ne le découvrent qu’après coup.

⚠️ Ce que ça change concrètement (et ça pique un peu)

Avant : produire beaucoup = rentable

Aujourd’hui : produire sans stratégie = perte financière

Exemple simple :

Vous produisez 1000 kWh :

  • 500 kWh autoconsommés → ~147 CHF économisés
  • 500 kWh revendus → ~30 CHF gagnés

même énergie… mais valeur divisée par 5.

La fin de quelque chose ❌

Non, le photovoltaïque n’est pas “mort” (même si certains chiffres du marché font réfléchir).

Par contre, sa logique a complètement changé.

Avant :
👉 je produis, je consomme ce que je peux, je revends le reste

Aujourd’hui :
👉 je dois organiser ma maison pour consommer intelligemment

Et c’est pour ça que :

  • les batteries explosent
  • le pilotage énergétique devient central
  • les projets deviennent globaux (chauffage, mobilité, stockage…)

💬 Ce que vous devez vraiment comprendre aujourd’hui

La mauvaise question :
👉 “Combien je vais gagner en revendant ?”

La bonne :
👉 “Comment éviter de revendre au mauvais moment ?”

Toute la rentabilité est là.

Et pourtant… beaucoup d’installations sont encore pensées comme avant !

On voit encore énormément de projets conçus comme en 2023 :

  • dimensionnement basé uniquement sur la toiture
  • aucune réflexion sur les habitudes de consommation
  • pas de pilotage
  • aucune vision globale

Résultat :

➡️ surplus énorme en journée
➡️ revente à bas prix
➡️ rachat le soir à prix fort

Et derrière :
👉 déception… parce que les économies promises ne sont pas au rendez-vous.

La vraie approche qui fonctionne aujourd’hui :

👉 consommer au bon moment
👉 stocker quand c’est pertinent
👉 piloter intelligemment

L’objectif n’est plus de produire un maximum mais d’utiliser intelligemment chaque kWh.

🔋 Batterie : bonne ou mauvaise idée ?

C’est LA question.

Et la réponse honnête, c’est : ça dépend.

Une batterie est intéressante si :

  • vous avez beaucoup de surplus
  • vous êtes peu à la maison en journée
  • vous consommez surtout le soir

Mais dans beaucoup de cas :

👉 optimiser ce que vous avez déjà est plus rentable que d’acheter une batterie.

Et la voiture électrique ?

Clairement sous-estimée.

Elle peut :

  • absorber une grosse partie du surplus
  • augmenter fortement l’autoconsommation
  • réduire vos coûts globaux

Et avec le bidirectionnel… elle peut même devenir une batterie sur roues.

Mais ça, on en reparle bientôt 😉

🎯 Conclusion

Le solaire reste une excellente décision en Suisse.

Mais plus pour les mêmes raisons qu’avant.

👉 Le vrai changement :

❌ produire pour revendre
✅ produire pour consommer intelligemment

Et pour votre maison ?

Chaque situation est différente.

Et c’est justement là que tout se joue.

  • habitudes, profil de consommation
  • installations existantes
  • chauffage
  • mobilité

Un projet bien pensé peut faire toute la différence.

Parce qu’aujourd’hui, ce n’est plus une question de panneaux: c’est une question de stratégie.

Vous avez une installation solaire… mais est-elle vraiment optimisée ?

Aujourd’hui, je vois énormément de propriétaires qui produisent leur électricité… mais qui en perdent une partie sans même s’en rendre compte.

Pas parce que leur installation est mauvaise. Mais parce qu’elle n’est pas adaptée à leur façon de consommer.

Et avec les tarifs actuels, chaque kWh mal utilisé vous coûte de l’argent.

💡 EASY OPTI : comprendre, corriger, optimiser

C’est exactement pour ça que j’ai créé EASY OPTI.

Le but n’est pas de vous vendre du matériel.
Le but, c’est de vous dire ce qui est réellement pertinent dans votre cas.

Concrètement, j’analyse :

  • votre consommation réelle
  • votre production (si vous êtes déjà équipé)
  • vos habitudes de vie
  • votre chauffage, votre mobilité, vos équipements

 

Et surtout :

  • ce que vous perdez aujourd’hui
  • ce que vous pouvez améliorer facilement
  • et ce qui vaut vraiment la peine… ou pas

🎯 Pas de discours commercial. Juste du concret.

Parfois, la solution est simple :

  • mieux programmer vos appareils
  • adapter certains usages

Parfois, c’est plus structurant :

  • ajouter un système de pilotage
  • intégrer une batterie
  • repenser votre stratégie énergétique globale

👉 Mais dans tous les cas, vous savez où vous mettez les pieds.

📩 Faites analyser votre installation (ou votre projet)

👉 Découvrez EASY OPTI ici :
https://easy-sun.ch/prestations-particuliers/easy-opti/

Ou contactez-moi directement avec quelques infos de base et je vous dis déjà si ça vaut la peine d’aller plus loin.

 

Parce qu’aujourd’hui, avoir des panneaux ne suffit plus. Ce qui fait la différence, c’est la manière dont vous utilisez votre production !

 


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